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Actualités

Pourquoi la police ou la gendarmerie ne considère pas toutes les disparitions de mineurs comme inquiétantes ?

12.02.2020

Au 116 000, on nous pose souvent la question… question qui est le plus souvent sur le ton de l’affirmation…Pourquoi la police ou la gendarmerie ne considère pas toutes les disparitions de mineurs comme inquiétantes ! Nous avons parfois, aussi, des commentaires sur nos réseaux sociaux de personnes qui s’interrogent, ou sont carrément « choquées ». Voici quelques explications qui permettront, nous l’espérons, à tous, de mieux comprendre cette différenciation.

 


 

 

Depuis la loi du 21 janvier 1995, loi n°95-73, toute disparition de mineur est considérée, par nature, comme inquiétante. Elle sera qualifiée de particulièrement inquiétante selon certains critères et quel que soit l’âge de la personne. Si c’est un enfant de moins de 13 ans par exemple ou si la personne présente un handicap (mental, physique) ou encore si elle manque d’autonomie. D’autres critères, comme l’existence d’un potentiel danger de mort ou le fait que la personne puisse se trouver en compagnie de tiers pouvant constituer une menace pour son bien-être sont également à prendre en compte. Les forces de l’ordre s’appuient aussi sur les habitudes du disparu et du fait que son absence soit en contradiction avec son comportement habituel. Mais revenons aux mineurs, au-delà de cette qualification juridique, les officiers de police et de gendarmerie font le « distinguo » entre une fugue « classique » et la disparition inquiétante à proprement parler. Difficile de faire autrement, car sans cette distinction il leurs serait impossible de procéder par ordre de priorité aux vues des plus de 53 000 signalements annuels (chiffres sur l’année 2018). Ainsi, le cas d’une jeune fille de 17 ans en fugue pour retrouver son petit ami ne sera pas traité avec la même urgence que la fugue d’un jeune garçon de 11 ans qui n’avait montré aucun signe avant coureur. Tout ça explique que les chiffres fournis par le Ministère de l’Intérieur distinguent « fugues » et « disparitions inquiétantes de mineurs » (susceptible d’être victime d’un crime ou d’un délit ou en état dépressif et susceptible d’attenter à ses jours). Pourquoi les disparitions ne sont pas toutes dites inquiétantes? Il est souvent très difficile psychologiquement pour les proches de l’enfant disparu, de se voir refuser la qualification de disparition inquiétante. Le fait de savoir son enfant dehors est toujours une source d’angoisse pour les parents et les proches. L’équipe du 116 000 est là pour les accompagner et leur permettre de passer cette épreuve jusqu’au retour de leur enfant et après s’ils en ressentent le besoin.

Le 116 000 est le numéro d’urgence gratuit accessible 24h/24 et 7j/7 en cas de disparition d’enfant. Nos équipes ont pour mission d’écouter et soutenir les familles d’enfant(s) disparu(s). Nous intervenons auprès des familles dans le cadre de fugues, d’enlèvements parentaux en France ou à l’étranger, de disparitions inquiétantes de mineurs et de jeunes majeurs (de moins de 25 ans). Ce dispositif est coordonné et géré par Droit d’Enfance.